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Invités d'honneur du Salon du livre

 
 

Présidente d'honneur

Marie Laberge

Marie Laberge est née à Québec où sa carrière d’écrivaine, de comédienne et de metteure en scène a vu le jour.

Femme de théâtre, Marie Laberge a écrit plus de vingt pièces qui ont été jouées tant au Québec qu’en Europe, notamment Oublier produite par la Comédie française au théâtre du Vieux Colombier et traduite en catalan, en espagnol, en néerlandais et en allemand.

Romancière, elle a d’abord publié Juillet en 1989. Depuis, ses romans touchent un public toujours plus large et se méritent de nombreuses récompenses, dont les prix du public si chers à l’écrivaine qui entretient un rapport étroit avec ses lecteurs. La trilogie Le goût du bonheur parue en 2001 a connu un très grand succès. Près d'un million d’exemplaires ont été vendus dans la francophonie, dont plus de 600 000 au Québec seulement. Son onzième roman, Mauvaise foi (Éditions Québec Amérique), est paru à l’automne 2013.

Femme aux multiples talents, Marie Laberge a écrit et réalisé un téléfilm, Les heures précieuses,et est devenue parolière pour Le temps qui compte chantée par Céline Dion.
Elle a écrit, narré et participé à la création de Au cœur d'une fontaine, documentaire sur la Fontaine de Tourny offerte par la famille Simons à la Ville de Québec à l’occasion de son 400e anniversaire. La plaque commémorative porte d’ailleurs le texte créé par Marie Laberge.

En 2009, elle a imaginé un roman épistolaire disponible uniquement par abonnement postal, sous forme de lettres personnalisées et signées par le personnage principal, Martha. Cette aventure littéraire inusitée de trois ans a pris fin en décembre 2011.

Décorée tant par la France (officière des arts et des lettres) que par la Francophonie (Ordre de la Pléiade) et le Québec (Ordre du Québec), Marie Laberge prononce des conférences partout à travers le monde.

 

Invités d'honneur

Serge-Patrice Thibodeau– mercredi 9 avril 2014

Serge-Patrice Thibodeau est né à Rivière-Verte, au Nouveau-Brunswick, et il vit à Moncton depuis 2005. Poète, essayiste et auteur de récits de voyage, il a publié une vingtaine d’ouvrages en 14 ans, dont la première traduction intégrale en français du célèbre Journal de John Winslow à Grand-Pré. On le considère comme étant l’un des écrivains marquants de l’Acadie contemporaine et de la Francophonie.

En l’espace de quelques années seulement, le travail de Serge-Patrice Thibodeau a été couronné du prix Émile-Nelligan (1993), du Grand Prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières (1996) et à deux reprises du Prix littéraire du Gouverneur général (1996 et 2007). Le Conseil des arts et le gouvernement du Nouveau-Brunswick lui ont décerné, pour l’ensemble de son œuvre, le prix Pascal-Poirier pour l’excellence dans les arts littéraires en français. La section canadienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie lui a conféré le grade de chevalier de l’Ordre de la Pléiade, ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures.

Depuis une dizaine d’années, Serge-Patrice Thibodeau se consacre à la traduction et à l’édition critique de documents historiques des années 1755 à 1763. Il a d’ailleurs publié une biographie de Marguerite-Blanche Thibodeau (1738-1805) dans l’ouvrage collectif Vivre la conquête, tome I (Septentrion, 2013).

Serge-Patrice Thibodeau est directeur général et littéraire des Éditions Perce-Neige. Il s’implique également à titre de vice-président du Regroupement des éditeurs canadiens français et siège au conseil d’administration de l’Association nationale des éditeurs de livres.


 

Marie-Claire Blais – jeudi 10 avril 2014

Née à Québec, Marie-Claire Blais publie à vingt ans son premier roman, La Belle Bête. Aussitôt remarquée, elle reçoit une bourse de la Fondation Guggenheim et se met à l’écriture d’Une saison dans la vie d’Emmanuel, pour lequel elle obtiendra le prix Médicis en 1966. Dès lors, son œuvre se déploie rapidement. Son œuvre littéraire compte à ce jour vingt romans, cinq pièces de théâtre et plusieurs recueils de poésie. Des séjours prolongés aux États-Unis et en France, des bourses et de nombreux prix ont permis à Marie-Claire Blais de s’adonner entièrement à une œuvre authentique et exigeante.

Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues et sont publiés dans autant de pays. Certains de ses ouvrages ont fait l’objet d’adaptations théâtrales ou cinématographiques. Marie-Claire Blais a remporté cinq fois le Prix du Gouverneur général et a reçu, pour l’ensemble de son œuvre, une dizaine de prix littéraires prestigieux, dont le Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco et le Prix Athanase-David décerné par le gouvernement du Québec. Elle est, notamment, membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et officier de l’Ordre national du Québec.

Québécoise dans l’âme, Marie-Claire Blais demeure une nomade et une militante convaincue de la francophonie. Grande écrivaine de l’américanité, elle signe, avec Passages américains (Boréal), un essai portant sur les justes luttes menées par la jeunesse contre l’autoritarisme politique et toutes formes de ségrégation.

 

Michel Rabagliati – vendredi 11 avril 2014

Michel Rabagliati est né à Montréal, où il a grandi dans le quartier Rosemont. Très jeune, il se passionne pour les auteurs franco-belges des hebdomadaires Spirou, Tintin et Pif. Dès l’âge de 10 ans, il s’essaie à la BD et ses expériences, espacées et non publiées, s’étaleront sur une dizaine d’années. Il participe également au journal étudiant de son école puis se tourne vers les arts graphiques à 19°ans, sur les traces de son père typographe, laissant la BD derrière lui.

Après s’être intéressé un moment à la typographie, il se consacre au graphisme à partir de 1981. Sept ans plus tard, il se lance dans l’illustration publicitaire et éditoriale et obtient du succès avec des illustrations vectorielles réalisées à l’ordinateur. À 38 ans, il retourne à la bande dessinée, d’abord entre deux commandes d’illustrations, puis à plein temps en 2004, dans la foulée du succès de la série Paul.

Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le neuvième art québécois. Avec ses sept recueils traduits en six langues, Michel Rabagliati est devenu une figure majeure de la bande dessinée du Québec. En 2007, l’auteur s’est vu décerner une mention spéciale pour l’ensemble de son œuvre par le Prix des libraires du Québec. Il a été le premier Canadien à remporter un prix au Festival international de bande dessinée d’Angoulême, en 2010, pour Paul à Québec. Il travaille en ce moment au huitième tome de la série, Paul au lac Noir, ultime récit d’enfance du personnage.
 

Laure Adler – samedi 12 avril 2014

Laure Adler est historienne, journaliste, écrivaine et productrice d’émissions radio (France Inter, France Culture et France Ô). Elle est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont de nombreux essais, récits et biographies, notamment Marguerite Duras (Gallimard, 1998, prix Femina), Dans les pas d’Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L’insoumise, Simone Weil (Acte Sud, 2008) et Françoise (sur Françoise Giroud, Grasset, 2011). Son premier roman, Immortelles, est paru chez Grasset en 2013.

Marguerite Duras, une biographie illustrée publiée chez Flammarion (2013), témoigne de l’admiration de Laure Adler pour la célèbre écrivaine dont on souligne le centenaire de naissance en 2014. Cet ouvrage rassemble des souvenirs, des photographies, des facsimilés de manuscrits et des extraits de correspondance illustrant des chapitres de la vie de la célèbre écrivaine. Laure Adler donne à voir, à partir de ces nombreux documents, les multiples facettes de celle qui, au siècle dernier, a marqué un tournant dans la littérature française. En guise de suite, La vie matérielle de Marguerite Duras lue par Laure Adler vient de paraître aux éditions Naive (2014).

Michel Lessard – dimanche 13 avril 2014

Michel Lessard est historien de l’art québécois et scénariste. Pendant de nombreuses années, il a enseigné l’histoire de l’art et la muséologie à l’Université du Québec à Montréal. Il y a offert des cours en histoire mondiale et québécoise de l’architecture, en histoire de la photographie et des arts décoratifs ainsi que dans le vaste champ du patrimoine national. Bien que retraité depuis 2005, il demeurera professeur associé à l’UQÀM jusqu’en 2011.

Michel Lessard siège à différents conseils d’administration et comités-conseils  d’organismes culturels et patrimoniaux engagés. Il est aussi membre honoraire de la Société des Dix dont il a été membre actif pendant plusieurs années.

Communicateur culturel dont le travail est couronné de nombreux prix, il a reçu en 1996 le prix Gérard-Morisset, la plus haute distinction décernée par le gouvernement québécois dans le domaine du patrimoine, et en 2010, la médaille de l’Assemblée nationale.

À l’ère de la mondialisation et des nivellements, Michel Lessard poursuit son analyse historique, ethnologique et sociologique et demeure attentif aux rapports entre l’identité et la culture. Il prépare actuellement d’autres ouvrages sur le Québec.

En collaboration avec Pierre Lavoie et Patrick Altman, il a publié Québec éternelle. Promenade photographique dans l’âme d’un pays (Éditions de l’Homme, 2013). Élaboré à partir d’œuvres de la première technologie 3D, cet ouvrage est accompagné d’un documentaire numérique et de lunettes spécifiques pour permettre au lecteur une belle et attachante promenade en trois dimensions dans la ville de Québec des années 1870.